Aurore Issouf #foodlab

Publié le :
July 31, 2020
Date de l'évènement :

Rencontre avec Aurore ISSOUF, notre dealeuse d'émotions culinaires

Aurore Issouf, fondatrice et gérante de Métiss&Bio

Qui suis-je ?

Originaire du Sud Ouest, je suis une grande voyageuse dans l’âme. Dès mon plus jeune âge, l’activité professionnelle de mes parents m’a amené à vivre entre Nouméa, Marseille, le Pays-Basque et Grenoble où j’ai effectué une partie de mes études.

Ma dépense prioritaire après avoir reçu mon premier salaire a été l’achat d’un billet d’avion pour partir avec mon sac à dos. Dès lors, j’ai beaucoup voyagé en Afrique de l’Ouest, au Magreb, en Afrique du Sud, en Indonésie, en Australie ou en Inde que ce soit à titre personnel ou professionnel. J’ai une affection particulière pour le Sénégal que je considère comme mon deuxième pays. A chacun de mes voyages, je ramène des épices, des recettes et de la musique.

Je suis arrivée à La Rochelle par hasard : ingénieur qualité de formation, je travaillais dans une entreprise gersoise rachetée par Léa Nature qui est devenu mon employeur. Au sein de Léa, j’ai travaillé successivement en assurance qualité (QHSE) et dans le département recherche et développement avant de devenir responsable du pôle ingrédients. Je m’occupais du sourcing et de la structuration des filières d’approvisionnement.C’est-à-dire que j’étais en charge de l’approvisionnement des usines en ingrédients bio et issus du commerce équitable. Ce qui m’a amené à travailler aussi bien au niveau local qu’international.

Parallèlement, j’ai commencé à me passionner pour la voile alors que je n’y connaissais rien. J’ai rejoint l’association rochelaise Belles et Rebelles qui monte des équipages féminins pour participer à des régates et des croisières. J’ai été membre active de l’association pendant 6 ans. J’ai passé mes permis côtier et hauturier, j’ai participé à une transat Dakar/Pointe-à-Pitre, j’ai effectué des convoyages de bateaux…

Mon expertise professionnelle et mes réseaux, ma passion pour la cuisine, le voyage, l’aventure et l’environnement sont les ingrédients qui sont à l’origine de la création de Métiss & Bio en juillet 2011.

Métiss'&Bio : une autre approche de l'alimentation

Accompagnée par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, j’ai lancé mon activité autour d’un foodtruck et de prestations traiteur. Puis, en janvier 2014, l’opportunité s'est présentée de développer un troisième axe grâce à l’ouverture d’un restaurant dans les locaux d’Horizon Habitat Jeunes à Mireuil.

Très rapidement, j’ai souhaité m’associer à des événements comme le Festival International du Film d’Aventure (FIFAV) ou le festival Notes en Vert en tant que partenaire. Avec cette idée de donner du sens à l’activité économique, de travailler sur un bilan carbone le plus neutre possible.

Métiss&Bio fêtera bientôt ses 10 ans et, à cette occasion, je suis très contente de pouvoir renouer avec une dimension collective comme celle portée par La Proue. Dans le cadre de mon activité, j’ai toujours essayé de cultiver une dimension collective dans la relation clients/fournisseurs. Mais cette dimension prend une toute autre envergure au sein d’un écosystème aussi large dont je connais bien la majeure partie des acteurs depuis plusieurs années.

Dans la perspective de la création d’un grand tiers-lieu hybride, je projette un développement de Métiss&Bio autour de deux volets.

Le premier est tourné vers les créatrices et les créateurs d’activité dans le domaine de l’alimentation en proposant des services qui n’existent pas aujourd’hui sur le territoire. Une personne qui souhaite se lancer peut bénéficier d’un parcours d’appui à la création voire d’un hébergement en pépinière. Mais elle ne dispose pas d’outils pour « faire ses armes » culinaires. C’est cela que je voudrais réussir à mettre en place en créant des cuisines équipées prêtes à accueillir les porteuses et les porteurs de projets.

Le second concerne le grand public. L’alimentation est un besoin primaire et un énorme enjeu pour la société dans son ensemble. Je rêve d’un foodlab où l’on puisse réfléchir à la façon dont on se nourrit en organisant des temps de cuisine qui soient autant de prétextes à la réflexion et à l’échange autour des ingrédients utilisés, à leur provenance, à la façon de les produire… dans une perspective de sensibilisation, de partage et de transmission.